Historique
1997-1998
Avant, un banal potager en lanières, voué à la production et complètement perméable aux jardins du voisinage.
Circulez, il n'y a rien à voir.
Premières simulations à l'automne 1997.
Au printemps, les futures allées sont décaissées, la terre est surélevée là où prendront place les carrés entourés de fascines.
Plantation des piquets et création des plessis. Les gaulettes de châtaignier, arrivées du Limousin, sont hébergées dans un étang de pêche pour s'assouplir avant le tressage.
Peu à peu le nouveau jardin se dessine. Un grand bassin est creusé pour délimiter la partie potager du futur verger.
Les premières plantations commencent pendant que s'édifient la cabane surélevée baptisée "l'observatoire" et la pergola qui borde le grand bassin.
Le jardin s'ouvre pour la première fois au public dans le cadre de "Juin, mois des jardins" piloté par la DRAC.
1999
C'est l'année de la création du verger derrière la pergola du grand bassin. Une haie de hêtres est plantée pour délimiter le verger au sud et créer une chambre verte au bout du jardin.
2000
Mise en place d'une structure en bois derrière la haie de hêtres, entrecoupée par des choux Nero di Toscana les premières années, pour lui donner plus de consistance.
Création de petits gabions remplis de galets du Rhin autour des arbres du verger.
2001-2002
En octobre 2001, les gros travaux recommencent au potager. Les gaulettes de châtaignier qui devaient résister 10 ans ont tenu 4 ans seulement. Avant l'hiver, la terre est montée en pyramide au centre des carrés pour permettre de nouveaux tressages au printemps suivant.
En mars 2002, les anciennes fascines sont démontées.
Cette fois-ci nous avons opté pour des lames de métal coupées sur mesure. Au lieu des 8 jours de mise en oeuvre qu'il nous avait fallu pour réaliser les fascines en châtaignier, tous les carrés sont reconstruits en une seule journée.
Nous en profitons pour réduire leur dimension afin d'élargir les circulations. Nous modifions également le plan d'implantation du potager. Une tonnelle en métal remplace trois fascines hautes à l'entrée du potager. De grands papillons réalisés lors d'un projet avec des scolaires viennent l'habiter la première année en attendant que la végétation ne s'y développe.
2007
Le hangar, en bout de construction, est un emplacement délaissé par les usagers du site, sauf pour y amonceler toute sorte d’objets encombrants venant s’additionner à ceux qui sont déjà accumulés ici depuis des années : résidus de démolitions, grumes de bois, chutes de planches et de panneaux, sculptures en disgrâce, éléments de décor et accessoires de théâtre entreposés là.
Dans le cadre de son diplôme, Dimitri MESSU, un jeune architecte en résidence à l'Escalier, utilise cet espace pour une installation in situ.
En savoir plus sur cette résidence
La formidable énergie injectée dans cet espace a transformé l'usage du lieu et a préparé sa réappropriation quelques années plus tard.
Fin décembre 2007, le jardin obtient le label "Jardin Remarquable".
2008
État des lieux
Des arbres palissés, récupérés dans un autre jardin où ils ont été abattus, servaient de motif graphique le long de la clôture d'un voisin.
Dix ans après leur installation à l'Escalier, ils sont vermoulus et tombent en miettes.
Le pont est pourri et devient impraticable.
Les structures et pergolas s'écroulent.
Les jardinières d'aromatiques ont vécu, elles aussi.
Le bout du passage, ancien chemin de desserte de la menuiserie, s'est transformé en déchetterie au fil du temps et la mauvaise herbe gagne du terrain d'année en année.
Travaux
Par une journée brumeuse d'hiver, plantation d'arbres double U pour remplacer la frise d'arbres bleus.
La structure du jardin zen, la pergola du grand bassin et le pont sont reconstruits.
Une nouvelle clôture ajourée se glisse derrière les jeunes arbres palissés pour les mettre en valeur.
Le buldozer vient refaçonner le "Passage Francis Schneider" et une petite serre est installée dans la pépinière nouvellement créée.
Un portail vient fermer le site sur l'arrière.
2009
Printemps
Le jardin d'ombre qui borde le "Passage Francis Schneider" s'étoffe. Une grosse pierre enfouie dans le sol nous donne du fil à retordre. Nous mettons trois jours à l'extraire avant de pouvoir finir les plantations.
Un solarium est créé sur la butte de l'Agora, face au sud.
Un passage surélevé en bois traverse le jardin zen encore tout jeune.
Été
De vieux volets géants et un meuble d'une autre époque, récupérés sur le site, sont mis en scène pour la création d'un lounge. Le hangar change de statut et devient un espace à vivre. L'installation des portes bleues mises en place par Dimitri MESSU en 2007 prend tout son sens.
Automne-Hiver
Le grand bassin est entièrement reconstruit.
Des banquettes viennent redessiner la limite côté ouest après l'enlèvement des traverses de chemin de fer.
Le petit bassin de l'agora qui fuyait est, lui aussi, entièrement refait.
2010
Printemps
Un nouveau pensionnaire arrive au jardin zen de l'Escalier : un niwaki adopté le 28 mai.
Le 3 juin, très exactement, je me suis lancée dans la taille du juniperus de l'Agora pour le transformer lui aussi en niwaki. Sur une impulsion, je suis "rentrée dans l'arbre" et c'est lui qui m'a dirigée pour la taille. Maintenant va falloir attendre quelques années pour que les "nuages" s'étoffent.
Été
Un tapis peint à la chaux agrémente le lounge couvert.
La séquence d'accueil s'améliore grâce à la mise en place d'une structure en bois qui marque le passage.
Le 14 août, un petit espace sur l'avant de la maison d'habitation se transforme quasiment en une journée et avec les moyens du bord : vieilles palettes, seaux noirs, tronçons de traverses, blocs de pierre divers, cailloux de toutes sortes, quelques végétaux achetés en solde ainsi qu'un petit système de fontaine japonaise évoquant les tsukubai des jardins de thé.
Au Japon, ces jardins construits dans un espace réduit, généralement entourés de bâtiments ou de clôtures s'appellent des tsuboniwa. Exercice difficile en réalité : dans un espace si petit, il n' y a pas de place pour l'erreur.
Début septembre : montage d'un poulailler en kit.
Quelques jours plus tard, Pauline et Paulette, Agathe et Hector le coq, viennent le peupler. Vendredi le 10 septembre, Hector a émis son premier cocorico dans le quartier. Très vite les poulettes se familiarisent avec l'espace du jardin et se mettent à pondre.
2011
Printemps
Comparaison...
Démolition de la cabane des enfants, vermoulue et couverte de mousse. Il faut dire qu'elle a tenu 30 ans !
Installation d'un pavillon en structure bois, nouvelle chambre d'hôtes pour le site, au coeur du jardin.
Arrivée dans la rue de Pfaffenhoffen
Entrée par le portail arrière et déplacement sur le site. Ca passe tout juste !
Le pavillon est posé sur ses pilotis.
2012
Construction d'une nouvelle pergola à l'entrée du site pour renforcer la sensation de "passage".